Au niveau national : PNNS / PO
PNNS : Plan national nutrition santé 2011-2016
Initié en 2001 et prolongé en 2006, le Programme national nutrition santé (PNNS) avait pour objectif général d’améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population, en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs, la nutrition.
Il a fourni un cadre de référence et produit de nombreux outils. Il a permis la mobilisation de nombreux acteurs (ministères, élus locaux, professionnels des domaines de la santé, de l’activité physique, de l’éducation ou du domaine social, acteurs économiques et bénévoles).

Plusieurs objectifs initialement fixés ont été partiellement ou totalement atteints, comme la réduction de la prévalence du surpoids et de l’obésité chez l’enfant, la réduction de la consommation de sel ou de sucre, l’augmentation de la consommation de fruits chez les adultes. Pour autant, ces améliorations n’ont pas concerné de façon homogène toute la population et la lutte contre les inégalités sociales de santé est un objectif prioritaire du Plan National Nutrition Santé 2011-2015.
Fixés par le Haut conseil de la santé publique, les objectifs nutritionnels de santé publique structurent les orientations stratégiques du Programme national nutrition santé (PNNS) et du Plan obésité (PO).
Dans le domaine de la nutrition, ces objectifs quantifiés, ont été regroupés selon quatre axes :
AXE 1 : Réduire l’obésité et le surpoids dans la population
AXE 2 : Augmenter l’activité physique et diminuer la sédentarité à tous les âges
AXE 3 : Améliorer les pratiques alimentaires et les apports nutritionnels, notamment chez les populations à risque
AXE 4 : Réduire la prévalence des pathologies nutritionnelles (dénutrition, Troubles du comportement alimentaire)
Références_source : www.sports.gouv.fr
PO: Plan obésité 2010-2013
Le Plan Obésité 2010-2013 réunit en un ensemble coordonné une série de mesures en lien avec d’autres plans de santé publique et d’actions qui se déclinent en 4 axes :
Axe 1 : une offre de soins organisée et un dépistage amélioré
Améliorer l’offre de soins passe avant tout par l’organisation, la formation des professionnels et l’adaptation des équipements. L’ambition est de mettre en place sous l’égide des ARS (Agences régionales de santé) une organisation des soins lisible, accessible à tous afin de renforcer la qualité et la sécurité des soins. La cohérence de la gradation des soins sera confortée (du médecin traitant au spécialiste, à l’accueil en établissement de santé et de soins de suite et de réadaptation), incluant les dimensions préventives et sociales. La coordination des soins et l’éducation thérapeutique du patient seront des éléments clés pour décloisonner les parcours et permettre aux patients de devenir acteurs de leur propre santé. L’information et la communication seront renforcées afin que chacun, patient, proches, professionnel de santé, grand public puisse avoir accès à l’information.
Axe 2 : Des actions de prévention
Une attention spécifique est portée à l’activité physique pour la santé et à l’amélioration de l’alimentation en milieu scolaire, la restauration collective et la restauration solidaire. L’amélioration de la qualité nutritionnelle et de l’accessibilité à une alimentation équilibrée pour les personnes en situations économique et/ou sociale précaires est une priorité. Les mesures pour développer l’activité physique pour tous passent en grande partie par l’école et les collectivités locales et celles en faveur de l’activité physique adaptée miseront en particulier sur l’éducation thérapeutique et sur la prise en charge de personnes atteintes de handicap.
Pour renforcer et développer les mesures préventives dans le domaine de l’obésité, le « Plan Obésité » s’appuie sur le Programme National Nutrition Santé (PNNS 2011-2015), le Programme National pour l’Alimentation (PNA) et le Programme Education Santé (PES). L’articulation de ces programmes est une condition essentielle de leur pertinence et de leur impact. Enfin, du fait des liens entre urbanisation et progression de l’obésité, le Plan obésité s’appuie également sur le Plan National Santé Environnement (PNSE 2) ainsi que le rapport coordonné par le Pr JF Toussaint « Retrouver sa liberté de mouvement ».
Axe 3 : Vulnérabilité et discrimination
L’important gradient social de l’obésité contribue aux inégalités de santé et la stigmatisation a des conséquences psychologiques et sociales considérables. De plus, l’obésité concerne des personnes fragilisées atteintes de maladies rares, des personnes handicapées ou encore des patients hospitalisés en institution. Les actions retenues dans ce domaine visent à accompagner les professionnels par la mise à disposition de recommandations, de formations, de structures d’accueil.
Axe 4 : Une recherche transdisciplinaire
Le plan propose d’animer et d’intensifier l’effort de recherche en créant une fondation de coopération scientifique. L’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN) sera chargée de développer ce projet avec les partenaires publics et privés. Les programmes devront favoriser les ponts entres sciences biologiques, imagerie et sciences humaines et sociales, et l’attraction de nouvelles équipes de recherche, en particulier en économie, sociologie et psychologie sociale. L’analyse des comportements de consommation et de l’impact de la communication et des messages de santé publique en sera une des priorités. La recherche translationnelle et l’innovation doivent être renforcées dans le domaine préventif et thérapeutique. Seront poursuivies les recherches épidémiologiques sur l’évolution de l’obésité chez les jeunes.
Dans le cadre des investissements d’avenir du grand emprunt plusieurs projets concernant la recherche sur l’obésité ont été retenus ( Ligan, Egid, Ican), témoignant de l’engagement sur cette thématique de recherche.




